En ce moment au jardin : déjà, un petit air de printemps…

Rougequeue noir

Le 28 janvier 2019

Devant la pergola, bien cachée au cœur de ses grosses feuilles charnues, l’inflorescence de l’Aloe marlotti montre le bout du nez, alors qu’à son pied les très nombreuses fleurs des aloès arborescents sont en pleine maturité. Les bourdons terrestres, qui semblent ne s’être jamais arrêtés de butiner dans les houppiers des grands eucalyptus, descendent parfois visiter leurs épis vermillon, en emmagasinant sur leurs pattes des pelotes de pollen de ce joli rouge.
Douceur et soleil, on se croirait déjà au printemps…


Les oiseaux commencent à se faire entendre

Une mésange bleue a déjà goûté au nectar des premières fleurs de chasmanthes, un peu précoces. Le ton monte… Des cris et des chants, la cohabitation n’est pas si simple. Chacun commence à signifier à son voisin les limites de son territoire. Les oiseaux les plus bruyantes sont les mésanges, surtout les bleues, puis les charbonnières, le rouge-gorge qui ne manque pas un désherbage, et le roitelet, toujours discret pour l’oreille humaine qui a du mal à l’entendre, son chant très aigu se situant à la limite des fréquences audibles.
Fauvettes, rouges-queues noirs ou pinsons, bien que visibles, restent muets et attendent le printemps du calendrier pour s’exprimer…


Les mimosas sont en pleine floraison…

Mimosas dans le jardin d'AustralieLes annuelles poussent doucement sous l’oxalis qui recouvre les parcelles. Comme pour toutes les plantes du Jardin, l’automne pluvieux lui a été très profitable. Et pour que les jeunes plantations et autres plantes basses puissent jouir des rayons du soleil nous avons commencé de belles sessions de désherbage dans les paysages des Canaries, de Californie et d’Australie.
Ce dernier se teinte progressivement de jaune. La floraison spectaculaire des « mimosas » a commencé, avec les Acacia podalyriifolia maintenant presque fanés. Ils laissent la place aux hybrides très florifères, souvent utilisés pour les bouquets. Bientôt suivront toutes les autres espèces présentes au Jardin, une cinquantaine environ. Quatre visites thématiques sont programmées, tous les vendredis de février. Et bien sûr comme chaque année, la Pépinière et la Librairie du Domaine du Rayol ont participé à Mimosalia, la bien nommée foire aux plantes de Bormes-les-Mimosas.

Puya chilensisEn ce mois de janvier, l’immense hampe florale de notre puya mystère, cadeau de l’Ambassade du Chili il y a vingt ans, a interrompu sa poussée. Les fleurs encore entourées de leurs bractées s’écartent doucement de la tige principale et quelques unes, orientées au sud, se sont ouvertes… Elles sont bien de la couleur d’un Puya chilensis !


… tandis que les chantiers d’hiver se poursuivent

A quelques mètres de là, le gros eucalyptus s’est vu amputé de trois branches charpentières entièrement sèches. Pour ce gros chantier, nous avons loué une nacelle, qui a permis de simplifier l’élagage, et un banc de scie, qui nous a permis de transformer sur place les fûts en planches. Celles-ci vont être utilisées pour divers aménagements au sein du Domaine.

Elagage du grand eucalyptus Elagage du grand eucalyptus Découpe des planches Planches eucalyptus

Enfin, toute l’équipe des jardiniers s’est retrouvée au-dessus de la Villa Rayolet autour du sentier des cistes. Cette promenade pédagogique au cœur du maquis, où l’on peut comprendre les grands principes de l’hybridation des cistes, a été à plusieurs reprises retournée par des intrus : sangliers indélicats… Et le maquis tout autour a beaucoup souffert des dernières années de sécheresse. Les bois morts des arbousiers, filaires et nerpruns ont été retirés, ainsi que les repousses de l’invasif Acacia dealbata. Le sentier est maintenant prêt à accueillir de nouvelles plantations.

Les jardiniers du Domaine du Rayol