Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011, à l’occasion des Journées du Patrimoine, dont le thème cette année est « Le voyage du patrimoine », le Domaine du Rayol est ouvert à tous, pour 1 € par personne (gratuit pour les moins de 6 ans).
Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011, à l’occasion des Journées du Patrimoine, dont le thème cette année est « Le voyage du patrimoine », le Domaine du Rayol est ouvert à tous, pour 1 € par personne (gratuit pour les moins de 6 ans).
« Le jardin nourricier » est le thème retenu par le Ministère de la Culture et de la Communication pour la 9e édition des Rendez-vous aux Jardins qui se déroule samedi 4 et dimanche 5 juin 2011.
Rendre à la terre ce qui en est issu.
Une envie, un ici.
Une cabane, pas n’importe laquelle.
Celle où l’on observe, lit, médite, participe.
La cabane à méditer, où comment (chier) à la mode du jardin
Un nouveau chalet d'aisance est à découvrir au-dessus des puyas, au-dessus du Chili d'altitude.
Une belle idée ces toilettes sèches, des matériaux de récup’ au milieu desquels on peut siéger sur un trône rouge tout en se laissant aller à d’humbles envies. A travers une poésie jardinière qu'il faut prendre le temps de lire et sourire, avec des fenêtres paysagères s'ouvrant sur le jardin ou sur la Méditerranée, sous un toit de branches tortueuses ou organiques, on choisit le type de paillis à utiliser pour composter la chose, on participe au jardinage en fournissant tout le compost nécessaire aux jardiniers, on passe, je trouve, un très bon moment.
Parce que finalement, les toilettes s’ennuient, l’eau gâchée est scandalisée, la porte et les murs ne racontent rien. Cette cabane est donc l’occasion d’y penser. Juste, il faut y penser. Dans toute sa générosité, ce lieu bucolique offre des points de vue entre mer, ciel et terre.
Le mois de février au jardin, c'est l'imminence du printemps. Surtout cette année, où les floraisons ont bien deux semaines d'avance par rapport à l'année dernière.
Le jaune est très clairement à l'honneur en ce moment, avec les mimosas bien sur, mais aussi les trop nombreuses fleurs d'oxalis, les coronilles, les Senna artemisioides, les tagetes, ...
L'union fait la force, et tous les salariés de l'association réunis, poussant des cris guerriers, battant des casseroles, ont fait une battue au(X?) sangliers pour le faire fuir hors du Domaine, par les portails laissés ouverts pour l'occasion, et il a fui!!
Ce qui va nous permettre de recommencer à planter. Nous aurions préférer planter à l'automne, afin que les plantes aient davantage le temps de s'enraciner avant l'été, mais les sangliers auraient immédiatement tout déterré.
Nous n'avons pas pour autant chômé cet hiver; il y avait à faire...
- L'aménagement autour du Bastidon.
- De nombreux arbres morts (mimosas et pins) à abattre et démonter.
- Des maçonneries à refaire.
- Des chemins à recharger de terre (avec de la chaux pour que la terre tienne mieux).
- Le mimosa... bien qu'il soit joliment en boutons, il ne faut pas s'en laisser envahir, nous débroussaillons le maquis envahi.
Dès maintenant, nous nous mettons en mouvement pour le printemps : repérage des semis spontanés à conserver, les boutons de nombreuses plantes grossissent, oui il nous tarde d'être en mars!
Il y a tout de même beaucoup de fleurs à voir en moment, particulièrement. dans l'hémisphère Sud....
L'Acanthe à feuilles molles ou Acanthus mollis est une plante vivace originaire du bassin méditerranéen où elle pousse sur les bords des chemins et dans les friches sèches. On connaît bien ses feuilles, qui ont souvent servi de motif architectural, par exemple sur les chapiteaux corinthiens.
La partie aérienne est constituée par de grandes feuilles molles, très découpées, vert sombre et luisantes. Ses touffes de grandes feuilles évoquent à elles seules l’exubérance de la forêt tropicale humide. Ses feuilles naissent en septembre après les premières pluies, et deviennent géantes au printemps si l’hiver a été humide. En ce moment, se dressent de grandes hampes florales, qui peuvent atteindre 1 m de haut. Elles sont composées de fleurs blanches et de bractées mêlant le vert et le rose.
L’été, cette opulence foliaire ne peut résister à la sécheresse. Alors les feuilles jaunissent et se dessèchent sur place. Il ne faut pas nettoyer la plante en enlevant les feuilles, ce sont les feuilles sèches qui vont protéger la souche de la plante du soleil et du sec.
« Le jardin nourricier » est le thème retenu par le Ministère de la Culture et de la Communication pour la 9e édition des Rendez-vous aux Jardins qui se déroule samedi 4 et dimanche 5 juin 2011.
Autrement dit : Comment le jardinier nourrit le jardin et le jardin nourrit le jardinier…
Récital d’Abed AZRIE, d’après des textes soufis du IXe au XIIIe siècle, dans le cadre des Soirées Romantiques du Domaine du Rayol.
Compositeur, chanteur et écrivain né en Syrie, Abed Azrié mêle les instruments traditionnels de ses origines et des instruments occidentaux dans une évocation permanente d’une mémoire spirituelle orientale. Avec sa voix complexe, chaude et profonde, et accompagné de ses musiciens, il chante la passion des poètes mystiques et leur « religion d’amour ».
La si difficile période pour les plantes en pots qu'est l'Eté est entrain de passer. Déjà les rayons du soleil se font moins agressifs.
Nous ne nous en rendons pas compte, car il fait encore bien chaud!
Les plantes par contre, en connexion totale avec la Nature, s'en rendent bien compte.
Les conditions de culture doivent donc impérativement évoluer sous peine de grâves problèmes dans les mois qui viennent.
Dans un premier temps il convient de réduire l'ombrage apporté aux semis avant l'été. Puis dans peu de temps, quelques jours au plus, il faudra réduire les arrosages.
Il y a quelques "virages" qu'un pépinièriste doit savoir négocier. Celui de la fin d'Eté est important.
J.THEVENET
Responsable pépinière
Pour fêter l’arrivée de l’hiver, le Domaine du Rayol organise deux Journées Portes Ouvertes, samedi 10 et dimanche 11 décembre 2011. L’entrée du Jardin est gratuite pour tous !
Cette année, la fête est placée sous le signe de la peinture. Comme au temps des hivernants, apportez votre chevalet pour peindre en toute liberté dans le cadre exceptionnel du Jardin des Méditerranées.
Samedi 1er et dimanche 2 octobre 2011, le Domaine du Rayol célèbre l'arrivée de l'automne avec Gondwana, la Fête des Plantes méditerranéennes.
Cette année, le thème à l'honneur est la Nouvelle-Zélande.
C'est l'hiver, il faudrait planter en ce moment ; quelque chose, quelques-uns, nous en empêchent, ce sont les sangliers. A peine plantée, arrosée, plombée, la plante se ferait la nuit suivante déterrer par un des membres de la famille sanglier qui loge en ce moment - depuis 9 mois en fait - dans le jardin.
Les freesias embaument le jardin, c'est le premier signe du printemps, frais, humide et venteux, certes, mais prometteur. Les jardiniers frétillent à chaque nouvelle floraison annonciatrice. D'autant plus que le(s) fameux sanglier semble avoir vraiment (???) déserté le jardin. Les plantations, malheureusement pas d'automne, ont alors enfin pu débuter (en lune descendante toujours, quand la sève a regagné les racines).
Dans tout le jardin, lorsque l'oxalis n'a pas été complètement invasif, un cortège de plantes sauvages laisse présager un folklore de couleurs et floraisons jusqu'à l'été (chrysanthèmes des moissons, lupins, papaver divers, laiterons et moutarde, gesses et vesces...). On observe aussi sur les pelouses rases et ensoleillées de très nombreuses orchidées spontanées, qui apparaissent : Serapias neglecta, Serapias lingua, Spiranthes spirulis. Les bruyères du maquis commencent à attirer les abeilles par leurs si nombreuses fleurs blanches. En bord de mer, barbes de Jupiter et euphorbes dendroïde fleurissent. Peut-être observerez-vous, sur les collines entre le Lavandou et le Rayol, des masses d'un vert très lumineux, c'est elle, Euphorbia dendroides en fleur, qui reconquiert petit à petit nos rivages.
Après ces pluies torrentielles (plus de 300 mm en trois jours), puis ces rafales qui durèrent, beaucoup d'arbres tombèrent, puis le jardin reverdit; l'automne s'installait très largement. Les graines en repos dans le sol germent. Premier signe de l'automne, ce sont les nombreuses fleurs blanches de l'alysse maritime (Lobularia maritima), petite indigène de nos bords de route...
A l’occasion de la sortie de son roman botanique « L’herbier fantastique » (Ed. Plumes de carotte) en octobre 2010, Lionel Hignard sera présent au Domaine du Rayol jeudi 7 juillet dès 15h pour une conférence sur son roman botanique, livre d’images pas comme les autres.
Concert de musique classique dans le cadre des Soirées Romantiques du Domaine du Rayol.
Pianiste au répertoire très éclectique et à la passion communicative, Philippe Cassard obtient le grand prix de l'Académie du Disque en 1994, pour son intégrale de Debussy. Il est également auteur d’un essai sur Schubert et présentateur de « Notes du traducteur » sur France Musique.
Le jury des Journées des Plantes d'Albertas a attribué, le 21 mai 2010, le prix de la rareté végétale au Domaine du Rayol pour sa collection de cistes. Rares sont en effet les jardins remarquables qui offrent la possibilité au public d'acquérir les trésors qu'ils possèdent...
L'Association du Domaine du Rayol et la Ligue pour la Protection des Oiseaux PACA ont signé le 10 mars 2011 une convention faisant du Domaine du Rayol un Refuge LPO.
Présentation des activités de découverte du jardin marin :
- sentier marin en palmes, masque et tuba,
- randonnée palmée,
- activité familles "les pieds dans l'eau".
Pour fêter l'arrivée de l'automne, le Domaine du Rayol organise samedi 1er et dimanche 2 octobre Gondwana, la Fête des Planres méditerranéennes.
Et cette année, la flore de Nouvelle-Zélande sera à l'honneur (clin d'oeil à la coupe du monde de rugby !).
Le printemps est la plus belle saison pour les plantes du Domaine du Rayol. A cette période, une profusion de fleurs, couleurs et senteurs s'offre généreusement aux visiteurs du Jardin des Méditerranées.
Dimanche 20 mars, le Domaine du Rayol célèbre l’arrivée du printemps et propose à cette occasion de nombreuses animations, de saison !
Pour fêter l’arrivée de l’hiver, le Domaine du Rayol organise deux Journées Portes Ouvertes, samedi 10 et dimanche 11 décembre 2011.
L’entrée est gratuite pour tous !
Venez pratiquer une randonnée subaquatique d'environ 2 km vers le Dattier.
Prévoir la demi-journée, dont 2 heures dans l'eau. Collation offerte.
L'équipement (combinaison, palmes, masque, tuba) est fourni. Prévoir un maillot de bain pour l’activité et une tenue correcte pour la visite du Domaine.
Activité nécessitant une bonne condition physique.
A partir de 12 ans.
Horaires : TOUS LES DIMANCHES MATIN DE JUILLET ET AOÜT.
Tarifs : Adulte : 40 €. Enfant (12-18 ans) : 34 €. Visite libre ou guidée du Domaine incluse.
Sur réservation au 04 98 04 44 00.
L’été méditerranéen est déjà là, et nombreuses sont les plantes qui commencent à jaunir et perdre leurs feuilles pour mieux s’adapter à la sécheresse. C’est une des spécificités des plantes méditerranéennes, leurs façons diverses et variées de s’adapter à la sécheresse.
Cet été, les plantes rentreront en dormance pour mieux résister à la sécheresse. En attendant, il est impératif de s'exprimer le plus vivement possible, de fleurir, de faire des graines avant l'été, le printemps est la plus belle expression du jardin en mouvement au Domaine du Rayol.
Dans tout le jardin, lorsque l'oxalis n'a pas été complètement invasif, un cortège de plantes sauvages laisse présager un folklore de couleurs et floraisons jusqu'à l'été (chrysanthèmes des moissons, lupins, papaver divers, laiterons et moutarde, gesses et vesces...). On observe aussi sur les pelouses rases et ensoleillées de très nombreuses orchidées spontanées, qui apparaissent : Serapias neglecta, Serapias lingua, Spiranthes spirulis. En bord de mer, barbes de Jupiter et euphorbes dendroïde fleurissent. Peut-être observerez-vous, sur les collines entre le Lavandou et le Rayol, des masses d'un vert très lumineux, c'est elle, Euphorbia dendroides en fleur, qui reconquiert petit à petit nos rivages.
Le printemps est LA saison de prédilection pour les floraisons au Domaine du Rayol. Ainsi, dans le jardin des Canaries, tout s'illumine, les echiums (E. simplex, E. pininiana, E. strictum, E. virescens, E. fastuosum, E. giganteum, ...), les aeoniums, les diverses euphorbes, les sonchus géants, les genêts (Retama retam), l'oseille des Canaries (Rumex lunaria), sans oublier les plus discrètes et non moins impressionnantes, comme les géraniums de Madère et des Canaries ou Canarina canariensis...
Un autre jardin abonde en fleurs, c'est l'Afrique du Sud. Des bulbes nombreux bourgeonnent, et les chasmanthes, créent des sublimes tâches oranges. Les aloes, surtout l'arborescent, les très (trop ?) nombreuses polygales, les felicias, les eriocephalus aux très belles fleurs blanches, les melianthus, les dimorphotecas, les coleonemas (ou buissons-confetti), des bruyères arborescentes (Erica versicolor), la Bignone du Cap (Tecomaria capensis) ... Et les protées et King Protées sont en boutons, patience, patience.
Le froid, sans doute, semble avoir profité aux mimosas d'Australie, puisqu'il reste encore quelques mimosas en fleurs : Acacia saligna (au port retombant, aux grosses glomérules jaunes), A. paradoxa (très piquant), A. lasiocarpa (couvre-sol) ... Les grevilleas, et particulièrement G. longifolia ou G. juniperina, ont des fleurs très riches en nectar. A noter encore les floraisons de plusieurs hakeas, des Senna artemisoides, des westringias, des prosthanteras, des osothamnus, des correas, et du très très beau Chamalaucium unicnatum, aux fleurs de porcelaine.
Toujours dans l'hémisphère austral, en Nouvelle-Zélande, on ne ratera pas les épis floraux spectaculaires du grand Banksia integrifolia et les fleurs rose fuchsia du Leptospermum scoparium (ou Tea tree). Le palmier le plus austral du monde, Rhopalostylis sapida, émet encore une rare fleur.
Ah, et comme les pluies ont été abondantes, la cascade, en Asie subtropicale, s'écoule bruyamment. Il faut y descendre. L'art grotesque, tout autour du puits, y est remis en valeur, le ficus pumila bien taillé, les niches s'ornent de nouvelles fougères; l'humidité règne, on se retrouve dans les grottes ou fausses ruines des jardins romantiques d'antan...
Dimanche 20 mars 2011, le Domaine du Rayol fête l'arrivée du Printemps et propose pour l'occasion de nombreuses animations, de saison, en partenariat avec la LPO PACA.
C'est (encore) le moment de planter !
Planter serré, planter petit, planter maintenant. Serré pour que les végétaux se protègent les uns contre les autres, petit pour une meilleure reprise, maintenant pour avoir bien le temps de s'enraciner avant l'été.
Dans les terres trop pauvres, un apport de compost en ce moment puis au printemps nourrira le végétal. On évitera en revanche de mettre du fumier au fond du trou de plantation. On préfèrera utiliser le fumier des ânes en tant que paillis, le fumier pénètrera petit à petit dans le sol. Mais pas de paillis organique en ce moment au fond des cuvettes, la fraicheur et l'humidité favoriseraient davantage le risque de pourritures et champignons.
Nous attendrons les mois d'avril-mai pour planter nos quelques gélives ou pour les cactées et palmiers qui préfèreront une terre plus chaude pour être mis en terre.
Le Domaine du Rayol propose à partir d'avril 2011 une nouvelle activité de découverte du jardin marin, adaptée aux familles avec de jeunes enfants : une découverte des trésors de la plage et du littoral, les pieds dans l’eau, avec jeu des 5 sens, chasse aux indices de mer, observation de la vie sous-marine, etc.
Concert de musique classique dans le cadre des Soirées Romantiques du Domaine du Rayol.
Complices sur scène comme dans la vie, Claire Désert et Emmanuel Strosser, piliers de la scène musicale française, sont issus de la même génération de pianistes talentueux. Ils jouent en duo avec un très grand succès depuis de nombreuses années.
Qui n'a pas dans son jardin méditerranéen cette petite plante dont les feuilles ressemblent à celles du trèfle, l'oxalis? En effet, de très nombreux jardins et jardiniers sont envahis par Oxalis pes-caprae, venu originellement d'Afrique du Sud.
Alors que faire face à cette plante si conquérante dans nos jardins ?
Avant de commencer à l'arracher, sachez tout de même que les fleurs jaunes et les racines sont délicieuses en salade. Sachons aussi qu'au mois d'avril, l'oxalis va jaunir et disparaître de lui-même (il reviendra en force quelques mois plus tard...). Et cet hiver, sur les terrains dénudés, il a permis de couvrir les sols et d'éviter l'érosion.
Oui, mais quand même il est trop envahissant, comment s'en débarrasser? En effet, l'oxalis a tendance à absorber énormément l'eau et donc à garder le sol humide, ce qui est mauvais pour les plantes succulentes ou certaines plantes sensibles au froid humide. Alors, en arrachant, vous arracherez une partie de la racine et toute la partie aérienne, mais vous aurez toutes les difficultés du monde à arracher les bulbilles charnus, enterrés profondément en terre. Il ne faut pas se décourager pour autant, car une fois la plante arrachée, elle va repousser de manière beaucoup moins vigoureuse, et j'ai bon espoir, qu'année après année, nous épuisions une bonne partie de l'oxalis...
La si difficile période pour les plantes en pots qu'est l'Eté est en train de passer. Déjà les rayons du soleil se font moins agressifs.
Nous ne nous en rendons pas compte, car il fait encore bien chaud !
Les plantes par contre, en connexion totale avec la Nature, s'en rendent bien compte.
Les conditions de culture doivent donc impérativement évoluer sous peine de graves problèmes dans les mois qui viennent.
Dans un premier temps il convient de réduire l'ombrage apporté aux semis avant l'été. Puis dans peu de temps, quelques jours au plus, il faudra réduire les arrosages.
Il y a quelques "virages" qu'un pépinièriste doit savoir négocier. Celui de la fin d'Eté est important.
J.THEVENET, responsable de la pépinière.
Le printemps est la plus belle saison pour les plantes du Domaine du Rayol. A cette période, une profusion de fleurs, couleurs et senteurs s’offre généreusement aux visiteurs du Jardin des Méditerranées.
Dimanche 20 mars, le Domaine du Rayol célèbre l’arrivée du printemps et propose à cette occasion de nombreuses animations, de saison !
Un cadeau original à offrir en toutes occasions : le coffret cadeau "Ateliers & Formations" donne accès à une ou plusieurs journées d'atelier au choix parmi une trentaine d'Ateliers & Formations du Domaine du Rayol.
Programme complet de la fête des plantes qui célèbre l'arrivée de l'automne au Domaine du Rayol : les exposants, conférences, animations, etc, et toutes les infos pratiques.
Si les jardins méditerranéens sont, l’été, moins prolifiques qu’à toute autre saison, c’est au jardin que le méditerranéen vient se reposer l’été. Le jardin devient un refuge. Au Domaine du Rayol, en août, l’idéal est de plonger dans le vallon, au cœur du jardin. Là, le bruit de la cascade, les bambous, les fougères arborescentes, l’ombre majestueuse du chêne-liège et le foisonnement de ces paysages asiatiques et néo-zélandais tranchent avec la sécheresse estivale.
Concert de musique classique dans le cadre des Soirées Romantiques du Domaine du Rayol.
Pianiste au talent précoce, Nicolas Celoro a eu pour maîtres Aldo Ciccolini, Pierre Barbizet et George Cziffra, qui reconnaissait en lui « un virtuose étonnant, allié à un musicien aussi raffiné que profond ».
Michael Lonsdale, célèbre acteur et comédien, a été couronné cette année par un César pour son rôle dans le film « Des hommes et des dieux ».
L'acanthe
L'Acanthe à feuilles molles ou Acanthus mollis est une plante vivace originaire du bassin méditerranéen où elle pousse sur les bords des chemins et dans les friches sèches. On connaît bien ses feuilles, qui ont souvent servi de motif architectural, par exemple sur les chapiteaux corinthiens.
La partie aérienne est constituée par de grandes feuilles molles, très découpées, vert sombre et luisantes. Ses touffes de grandes feuilles évoquent à elles seules l’exubérance de la forêt tropicale humide. Ses feuilles naissent en septembre après les premières pluies, et deviennent géantes au printemps si l’hiver a été humide. Avant l’été, se dressent de grandes hampes florales, qui peuvent atteindre 1 m de haut. Elles sont composées de fleurs blanches et de bractées mêlant le vert et le rose.
L’été, cette opulence foliaire ne peut résister à la sécheresse. Alors les feuilles vont jaunir et se dessécher sur place. Il ne faut pas nettoyer la plante en enlevant les feuilles, ce sont les feuilles sèches qui vont protéger la souche de la plante du soleil et du sec.
De nos jours, cette plante est plutôt reléguée aux coins négligés des jardins. On lui reproche sa nature expansive, sa façon de vouloir systématiquement conquérir les interstices. Oui, la plante quand elle se plaît, à mi-ombre, s’étend largement. D’une part, elle permet de ne pas laisser le sol nu, mais surtout son foisonnement foliaire est si rare dans nos jardins méditerranéens qu’il ne faut pas se priver des acanthes au jardin !
La salsepareille
Aujourd’hui, je vais vous parler de l’aliment préféré des schtroumfs, la salsepareille, Smilax aspera en latin.
Cette plante, très épineuse, est une liane, qu’on retrouve chez nous, surtout en bord de mer. Elle est un peu le cauchemar des jardiniers, parce qu’elle est munie de crochets épineux qui garantissent égratignures et balafres à qui s’y attaque. Et pourtant, elle fait partie du maquis méditerranéen. Elle supporte tout, les embruns et la sécheresse grâce à ses feuilles en forme de cœur, très coriaces. Ses trop nombreuses épines protègent la plante des herbivores.
La salsepareille, ordinairement haute de 2 à 3 mètres, s’élève parfois à plus de 10 mètres sur les lisières et les vieilles haies, où elle arrive à faire des écrans absolument impénétrables. Alors en bord de mer, elle forme un très bon écran contre les embruns, la salsepareille protège les autres végétaux des attaques de la mer. L’été, ses grappes de fruits rouges sont bien décoratives. Et surtout, l’automne, ses fleurs blanches embaument ; mieux, ses fleurs cueillies et séchées, mélangées à un peu de sucre et d’alcool forment un digestif délicieux, toujours appréciée en terre de maquis.
La salsepareille n’est donc pas une ronce, c’est une bonne défensive, c’est une plante refuge pour de nombreux insectes, il ne faut plus s’attaquer à la salsepareille, elle a trop de qualités ! Les schtroumphs le savaient bien.
Et retrouvez les chroniques de Stan le jardinier tous les lundis à 11h10 et 19h40 sur RCF Méditerranée !
L'hiver sans répit au jardin
En Méditerranée pas de répit, l'hiver, pour le jardinier. La nature nous montre l'exemple : les arbres ont-ils perdu leurs feuilles cet hiver au jardin ? Non ! Ceux qui avaient perdu leurs feuilles cet été bourgeonnent et fleurissent. Nos arbres poussent toujours, même si la terre reste encore froide. L'hiver chez nous, ce n'est pas le moment de se laisser déborder. Car les grosses pluies ont aussi emporté la terre, il faut refaire les chemins, abattre ce mimosa qui, chargé de boutons floraux, a cédé sous le poids de l'eau, et surtout planter nos arbustes avant ce printemps...
Et s'il se remettait à faire (vraiment) froid, sachons en tirer avantage. Car le froid lève la dormance de nombreuses graines, d'arbres notamment et de plantes vivaces d'altitude. Le jardinier avisé aura pris soin de préparer ces graines à la "vernalisation" naturelle en les semant dès l'automne, dans des pots ou terrines placés au pied d'un mur orienté au nord.
S'il gelait, ce ne serait pas mauvais pour les terres lourdes : l'action successive des gels et dégels va déliter ces gros agrégats, et la terre sera plus facile à travailler.
Et si, comme plus au Nord, il neigeait encore, attention aux plantes grasses. Mais en fondant, la neige libère une quantité non négligeable d'azote dans le sol. Et même, en épais manteau, elle protège du froid tel un isolant thermique certaines plantes basses qui ne supporteraient pas les hivers froids.
En attendant, il fait bon déjeuner dehors au soleil, alors plantons et bucheronnons.
Bon jardinage !
Stanislas ALAGUILLAUME
Responsable des jardins
Concert de musique classique dans le cadre des Soirées Romantiques du Domaine du Rayol.
François-Frédéric Guy, un des plus prestigieux pianistes de sa génération, manifeste son originalité entre autres dans sa passion pour l’opéra et la musique symphonique. Allant de pair avec un certain goût du risque, il fait souvent le choix d’œuvres complexes.
Marc Coppey, jeune violoncelliste à la carrière brillante, est un grand soliste qui se passionne aussi pour la musique de chambre et l'orchestre.
2011 commence, et le plus grand souhait des jardiniers en ce début d'année, c'est de trouver LES Sangliers!
Car c'est l'hiver, il faut encore planter en ce moment ; mais ils nous en empêchent, les sangliers enfermés dans le jardin... A peine plantée, arrosée, plombée, la plante se fait la nuit suivante déterrer par un des membres de la famille sanglier qui loge en ce moment - depuis 9 mois en fait - dans le jardin.
Dans le jardin, la famille sanglier trouve en effet gite et nourriture, de première qualité. Leurs cabanes sont enfouies dans de la salsepareille sans doute, dans quelque chose d'inextricable. On peut jardiner à quelques mètres d'un logis de sanglier, nous ne les verrons pas.
Les jardiniers désespèrent, les chasseurs - pourtant motivés - s'évertuent et s'énervent.
Affaire à suivre... En attendant, les plantes restent à la pépinière, choyées, en attendant des heures meilleures.
Car il y a à faire dans le jardin en moment :
- L'aménagement autour du Bastidon.
- De nombreux arbres morts (mimosas et pins) à abattre et démonter.
- Des maçonneries à refaire.
- Des chemins à recharger de terre (avec de la chaux pour que la terre tienne mieux).
- Le mimosa... bien qu'il soit joliment en boutons, il ne faut pas s'en laisser envahir, nous débroussaillons le maquis envahi.
Car tout pousse particulièrement bien depuis cet automne, grâce à beaucoup d'eau : pour la troisième année consécutive, les précipitations annuelles dépassent les 1000 mm, 1187mm pour l'année 2010 au Domaine du Rayol. Certains s'en réjouissent, d'autres beaucoup moins, notamment les plantes d'Amérique Aride, cactées et succulentes souffrent en ce moment du froid et de l'humidité conjugués.
Et beaucoup de fleurs à voir toujours, particulièrement dans l'hémisphère Sud, en Australie surtout.
En Australie, les hakeas (H. laurina, H. sericea, H. petiolaris) et mimosas (Acacia iteaphylla, A. podalyriifolia, A. paradoxa, A. aspera) commencent à laisser éclore leurs premières fleurs. Les eucalyptus aussi attirent de nombreuses abeilles avec leurs très nombreuses étamines. Et Banksia serrata et Banksia integrifolia aussi sont en fleur. Toujours en Australie, les correas, les grevilleas, quelques melaleucas déjà.
En Afrique du Sud, les bulbes ont bien repoussé dès l'automne, les fleurs de protées marquent une pause en janvier-février, mais sont à admirer les aloes, les felissias, les eriocephalus, les dimorphotecas, les coleonemas...
Dans les tons jaunes, hormis les mimosas, on ne ratera pas les fleurs d'Aeonium arboreum aux Canaries ou de Tagetes lemonii en Califormie.
Et cette année, les arbousiers n'en finissent pas de fleurir, ces fleurs supportent bien la pluie sans doute!
Dépliant-programme des Soirées Romantiques au Domaine du Rayol : quatre concerts de musique classique et une rencontre méditerranéenne en plein air face à la mer tous les lundis soirs du 11 juillet au 4 août 2011.
Le jardin, en fin d’année, resplendit non seulement par ses lumières rasantes d’hiver, par ses floraisons australes, et par toute l’eau que le sol a reçu brusquement cet automne.
Dès l’entrée du jardin, les arbousiers, venus d’horizons différents, étonnent par leurs fruits nombreux, leurs fleurs, leurs écorces. Puis aux Canaries, on se laisse surprendre par ces plantes grasses, les aéoniums, qui arborent de belles hampes florales, jaune vif. Un grand frère californien de nos petits œillets d’Inde, Tagetes lemonii, arbore aussi de nombreuses fleurs jaunes. Et l’hiver, ce sont surtout les mimosas australiens, jaunes aussi, qui embaument le jardin ; c’est le début des floraisons qui vont continuer jusqu’au printemps. A ne pas manquer : Acacia podalyriifolia et Acacia iteaphylla. Les hakéas, protéacées australiennes, produisent de grosses fleurs, surtout Hakea laurina. Les eucalyptus attirent par leurs si nombreuses étamines de très nombreuses abeilles...