Le jardin des îles Canaries est le premier jardin que l’on découvre, le premier à nous faire découvrir la diversité du climat méditerranéen.
Trois paysages canariens sont ici évoqués.
Tout d’abord, le Mattoral côtier, appelé Malpaïs. C’est l’étage aride situé au niveau de la mer, un paysage minéral soumis à un fort ensoleillement. On y trouve principalement les euphorbes.
Le second paysage évoqué est le bosquet thermophile, apparenté à l’étage méditerranéen aux Canaries. Les grands dragonniers dominent ce paysage.
Enfin, le Pinar, paysage d’altitude, où domine le pin canarien, très résistant au passage du feu, après lequel des jeunes pousses se développent sur le tronc carbonisé. Les cistes y sont aussi présents.
Le maquis californien, qu’on nomme Chaparral, est une formation végétale soumise à une aridité importante et à des incendies fréquents. Ainsi la végétation n'atteint pas le stade forestier. Le Chaparral est peuplé d'arbustes, tels des heteromeles, des Leucophyllum, des Prunus illicifolia, des céanothes. On y retrouve de nombreux vicariants, c’est-à-dire des plantes qui ressemblent énormément aux plantes indigènes de notre maquis méditerranéen.
Le jardin d'Afrique du Sud évoque :
- les paysages méditerranéens du fynbos de la péninsule du Cap, marqués par les protéas, les bruyères et les restio,
- les formations végétales du karroo, caractérisées par le mimosa à grandes épines et de nombreuses plantes succulentes, comme les aloes.
Le jardin australien, au Nord du jardin, surplombant le vallon du Rayol, évoque différents paysages :
- le Mallee, paysages de brousse sempervirente, parfois épineuse, dominés par les eucalyptus, les mimosas, et de nombreuses myrtacées et proteacées,
- le Kwongan, paysages de landes verdoyantes, dominés par les "Black boys".
Le jardin d'Asie subtropicale, encaissé dans le vallon, permet d'évoquer des plantes de contrées lointaines et pourtant si familières, avec les bambouseraies de Chine, des bosquets de cycas. Une cascade permet d'y apporter davantage d'hygrométrie. Les glycines et figuiers de Chine étonnent par leur vigueur extraordinaire et... étranglante.
Au coeur du vallon du Domaine du Rayol, s'écoule un ruisseau. Dans ce vallon encaissé, s'invitent des paysages de Nouvelle-Zélande.
Une partie humide évoque à travers les fougères arborescentes, les palmiers plumeaux ou les phormiums, les forêts subtropicales humides et luxuriantes du Nord de la Nouvelle-Zélande.
Une prairie sèche de graminées, entourée de Tea Tree (ou manouka en langage mahori) caractérisent les zones plus arides de l'Est de la Nouvelle-Zélande, avec peu de précipitations et balayées par les vents de fohen.
Si les plantes succulentes et cactées d'Amérique aride ne sont pas issues du biome méditerranéen, elles s'adaptent parfaitement à notre climat et font désormais partie de nos paysages.
Ainsi, le Jardin des Méditerranées "invite" un autre paysage : une grande rocaille, composée principalement de plantes de la flore mexicaine, consacrée aux paysages des régions semi-désertiques d’Amérique. Ces régions sont soumises à un climat caractérisé par une longue saison chaude et sèche et de faibles précipitations.
Dans le jardin d'Amérique subtropicale, sont évoqués les paysages luxuriants du nord de l'Argentine et du Mexique subtropical, marqués par les palmiers, nolines, beaucarneas et érythrines.
C'est un jardin arrosé, seul espace du Domaine du Rayol où l'herbe restera verte en été, où fleuriront des arbustes pendant la dure période estivale, tels des lantanas, des durantas, des abutilons, des hibiscus, etc.
Le Chili est un pays qui s’étale sur 4 000 km de long, son climat y est très diversifié. Seul le Chili central possède un climat méditerranéen.
Plusieurs formations végétales sont évoquées au Domaine du Rayol :
- la lande à Puyas,
- le paysage de savane, ou espinal, dominé par Acacia caven,
- la palmeraie des terres intérieures, avec le palmier à miel, Jubaea chilensis.
Le jardin méditerranéen du Domaine du Rayol propose une immersion dans la flore locale. Les cistes, emblématiques de ces paysages, y sont mis à l'honneur parce qu'ils sont particulièrement bien adaptés aux étés chauds et secs ainsi qu'au passage du feu.
Les végétaux du jardin méditerranéen sont variés suivant les paysages rencontrés. On ne trouve pas la même végétation dans le maquis, en bord de mer ou dans les milieux ouverts.
Arbousiers, pistachiers, filaires, bruyères, lauriers ou cistes sont naturellement les plus fréquemment rencontrés. Mais on retrouve aussi une flore exotique qui a parfois tendance à se naturaliser, comme certains acacias, quelques eucalyptus, des seneçons... Pestes végétales ou trésors du brassage planétaire? Le débat est brûlant.
Le jardin est aussi... marin. La mer est même l'ultime paysage du Domaine du Rayol.
Là, contrairement aux jardins terrestres, le jardinier n'intervient pas. Nous utilisons pourtant le même vocabulaire que le jardinier pour évoquer ce paysage : la prairie de posidonie, la grotte du congre, le parterre d’oursins, la passe des nacres...
On découvre dans ce jardin marin différents biotopes :
- les fonds sableux,
- l’herbier de posidonie,
- les fonds rocheux,
- la pleine eau.